La mort dans la nature… Vivant / Non-vivant

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Un souvenir de Trovao, un petit bout d’Elios et une bougie pour Vedette…

En ce début de printemps 2016, je vais poster un billet plutôt particulier… La nouvelle année, le printemps sont généralement synonymes de renouveau, d’explosion de vie, de joie et de soleil…

Mais dans la Grange des Lulutins, ce début 2016, s’il est synonyme de changement, voit plutôt ces modifications par les disparitions.

Fin 2015 déjà, nous avons connu la disparition de Bambou, un petit bouc nain que nous avions vu naître à la maison. Lulutin en a été affecté, car il aimait beaucoup de bouc qui venait lui lécher les doigts et jouer avec lui. Puis, en janvier, la veille de son anniversaire, nous avons perdu, de vieillesse, notre vieille jument de 29 ans, Vedette, qui partageait la vie de Lulutin en Chef depuis 25 ans. Et hier, nous avons dû nous résoudre à dire adieu à notre dernier cheval, Elios, 23 ans, atteint de mélanomes incurables qui le faisaient souffrir atrocement. Outre le fait de devoir lui dire au revoir, il a fallu prendre la lourde décision de ne pas le voir agoniser dans la douleur et donc de mettre fin à ses souffrances par une euthanasie.

Vous l’aurez peut-être compris, dans la Grange des Lulutins, les animaux sont des membres de la famille à part entière, et quelque soit notre âge, la disparition de l’un d’entre eux nous affecte autant que pour un être humain. Et puis, avec la mort de ces gros animaux, autant vous dire que les questionnements de Lulutins fusent : « mais Pampa et Hippie (les chiennes), elles vont mourir aussi ? On va les mettre dans la terre ? Je veux pas qu’elles mourir… et moi ? Je veux pas aller dans la terre… Mais si je bèche dans la terre, je vais retrouver Bambou et Vedette ? Quand est-ce qu’ils vont revenir Bambou et Vedette ? »… Autant d’interrogations qui m’ont parfois laissées désemparée.

Le temps de gérer l’euthanasie et l’enlèvement d’Elios, Lulutin est parti chez Papi Zean Lulutin et Mamie Pomme Lulutin (oui, il va falloir qu’on vous les présente un jour !), ce qui m’a permis de préparer mes réponses à ses inévitables futures interrogations, maintenant qu’Elios a également disparu. Ce sera donc l’objet de ce billet un peu long…

Un petit livre pour gérer les émotions : Au revoir Blaireau

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Ce petit livre m’a été conseillé, je l’ai acheté pour l’avoir sous la main à son retour (cliquer sur l’image pour un lien commerçant). Je ne l’ai pas encore lu avec lui, je ne peux donc pas encore vous faire part de son accueil. En revanche, vous aurez le mien. Ce petit livre parle de la disparition de Blaireau, qui est mort, et de la réaction de chacun de ses amis : tristesse, douleur, souvenirs et résilience. Je pense qu’il va aider Lulutin à comprendre que lorsque quelqu’un meurt, on est triste, on peut ressentir de l’incompréhension, de la colère, plein d’émotions, mais qu’on a le droit de ressentir ces émotions, qu’il faut en parler ensemble, comme les animaux dans l’histoire, ce qui permet de se remémorer les souvenirs heureux avec le disparu. Et puis, qu’avec le temps (plusieurs saisons dans l’histoire), on apprend à vivre heureux sans la présence charnelle de l’être disparu. Ce petit livre m’a plu, j’espère que cela va nous aider à gérer ces émotions nouvelles de Lulutin, qui n’arrive pas encore à mettre des mots dessus ou les exprimer clairement.

 La mort dans la nature : source de vie

Lulutin, je crois l’avoir déjà expliqué, est passionné par le bois et les branches. Il a été très affecté l’autre jour par un arbre tombé au milieu du chemin dans sa forêt : « mais, on peut le remettre debout et le réparer ? Le recoller ? ».

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Trous de pics dans uns souche d’arbre, 2009

Nous lui avons expliqué que non, on ne peut pas recoller les arbres morts. Qu’ils peuvent tomber à cause du vent, des tempêtes ou que parfois ils sont très vieux et tombent. Mais que ce n’est pas grave, c’est la vie, que lorsqu’on est très vieux, on meurt. Concept difficile et sujet à plein de nouveaux questionnements « mais moi je vais devenir vieux ? Et P’tit Lulutin ? », mais nous avons choisi de ne pas l’éluder. Nous lui avons expliqué que le bois de l’arbre peut malgré tout servir : pour la cheminée, pour les nids des oiseaux, etc…

Lors de nos prochaines balades, je compte lui faire découvrir que même si l’arbre est mort, il est source de vie, tout comme je le fais avec les groupes que je reçois. Nous soulèverons de vieilles souches pour y observer cloportes, araignées et insectes. Peut-être pourrons nous y trouver des larves d’insectes (hannetons, lucanes cerf-volant), des oeufs et, selon la saison, des animaux hivernants : bourdon, tritons… Je vais aussi le munir d’une lampe de poche, d’une loupe à main, d’un vaporisateur et d’une boîte loupe, et nous irons « visiter » les arbres creux (arbres têtards par exemple), pour constater que la vie y est présente : toiles d’araignées, petites bêtes et parfois même nids d’oiseaux cavernicoles.

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Vivant / Non-vivant

Ce thème peut enfin être une introduction pour découvrir ce qui est vivant de ce qui ne l’est pas. Dans la pochette « Nature » Montessori, il y a une activité de tri d’étiquettes à ce sujet. Pour ma part, j’ai refait un jeu d’étiquette « maison », car je souhaitais y mettre la photo de Lulutin, afin qu’il se situe lui-aussi dans ce tri du vivant / non-vivant. J’ai également voulu personnaliser avec des objets / animaux / végétaux qu’il rencontre fréquemment : l’ordinateur est-il vivant ? Et le champignon ? Mes étiquettes (moins la photo de Lulutin ! J’y ai mis un dessin de petit garçon à la place) sont en téléchargement.

J’ai présenté cette activité à Lulutin, à un moment pas du tout opportun, cela a donc été un fiasco !!! Malgré tout il s’y intéresse et ressort souvent les étiquettes. Mais je vais attendre de ne pas avoir P’tit Lulutin et ses pleurs bruyants dans les oreilles pour recommencer une présentation à un moment d’écoute de Lulutin.

Cependant, il est déjà familiarisé avec un certain type de vivant : les animaux, avec la maison mais aussi dans la nature, avec nos bousiers : on ramasse ceux qui ne bougent plus (= morts) pour les observer et les mettre sur notre table des saisons, tandis qu’on relâche ceux qui bougent (= vivants). Côté plantes, il a bien compris que quand on oubliait d’en arroser une, ou quand les fleurs du vase étaient trop vieilles, elles mourraient.

Fiche activités Vivant / Non-vivant

Tri d’étiquette Vivant / Non vivant

Historiette Vivant / Non-vivant (à venir)

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Une réflexion sur “La mort dans la nature… Vivant / Non-vivant

  1. La mort des animaux est difficile à gérer, chez nous (ville oblige), même la mort du poisson rouge a donné lieu à des drames, alors c’est évidemment encore plus difficile avec de gros animaux dont on se sent naturellement plus proche. Je me rappelle mes propres expériences d’ enfant de la mort de mes chiens.
    Au revoir Blaireau est un livre magnifique, qui a une approche de la mort très belle. Par contre, en général, j’ai du mal à finir de lire le livre tellement j’ai de sanglots dans la gorge. Courage à tous.

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